Les Celtes forment
un rameau des peuples indo-européens venant
d'une région d'Europe de l'est (ou d'Europe
centrale) mal déterminée aujourd'hui.
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- Remarque
1
Certains
considéraient au siècle
dernier qu'il y avait en Europe une
certaine forme de Druidisme avant
l'arrivée des Celtes. Ils
s'appuyaient sur une parenté entre
Celtes et populations
pré-celtiques. En effet, hormis
Basques et Etrusques, tous les
Européens proviennent des
différentes vagues d'invasions
successives. Mais, maintenant, la plupart
des chercheurs pensent que cette
théorie ne repose pas sur des bases
historiques suffisamment sérieuses.
- Remarque
2
Les
termes indo-européens, Celtes, etc.
a été
récupérés et
déviés de leur sens
historique et archéologique
à une époque moderne par des
idéologies racistes qui n'ont rien
à voir avec la tolérance
spirituelle de nos Ancêtres et les
objectifs du GDG.
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- Vase en
tole de bronze doré orné de
trois personnages dont ce
héros.Glauberg (Hesse). Origine
celtique.
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torque en
argent décoré de têtes de
taureau, trouvé à Trichtingen
(Allemagne).
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Porte
enseigne militaire (ou cimier de casque) en
bronze trouvé à Bata
(Hongrie)
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Les Celtes arrivent
en Europe occidentale vers - 700 environ. Ceux qui
s'installent en Gaule s'appelleront les Gaulois.
Chaque tribu a ses propres Divinités (Dieux et
Déesses), ses propres sanctuaires, ses propres
prêtres et prêtresses. Malgré cette
diversité apparente du polythéisme
celto-druidique, il y a une profonde unité
religieuse (toutes les Divinités sont
frères et soeurs comme les arbres d'une
forêt) due au syncrétisme païen et
à la naturelle tolérance des religions
polythéistes. Tout païen peut aller prier
n'importe où sans être
inquiété pour les différences de
son rite... Au fil des siècles et de
l'expansion des Celtes, les Druides deviendront peu
à peu les gardiens de la culture celtique en
maintenant un lien (culturel, cultuel, linguistique)
entre des peuples parfois très
éloignés géographiquement.
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...- 700 : les Celtes
arrivent en Europe occidentale.
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...- 500 : les Celtes
arrivent en Gaule.
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.- 58 à - 51,
Jules César envahit la Gaule.
La plupart des
Druides soutiennent Vercingétorix et la
résistance à l'envahisseur romain.
Après la
victoire de Rome, les Druides les plus compromis avec
la résistance gauloise sont
exécutés.
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Les autres n'ont
plus le droit d'enseigner, de devenir fonctionnaire
(édits de Tibère, de Claude, etc.).
Mais Rome
tolère le Druidisme en tant que religion plus
ou moins clandestine dans la mesure où ses
membres ne troublent pas l'ordre public et ne sont pas
citoyens romains.
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+ 58, Rome détruit le sanctuaire
de l'île de Mona (Anglesey).
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Il s'agit alors de
briser le coeur religieux s'opposant à la
romanisation des tribus celtiques de Grande Bretagne
(menées par la Reine Boudicca).
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A
partir du III° siècle, Rome prend enfin la
mesure du péril monothéiste et
tolère de plus en plus ouvertement les cultes
indigènes, dont le Druidisme pour la Gaule. Les
archéologues constatent par exemple un renouveau
des cultes à Smertrios et Teutates dans le
sanctuaire du Donon. Culte ouvertement revendiqué
par des Prétoriens de la garde personnelle de
l'empereur (dédicaces funéraires).
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On trouve de
même des dédicaces à la
Déesse gauloise Epona autour de Rome dans les
cantonnements de la cavalerie. Ces Prétoriens
et auxiliaires étaient recrutées en
Gaule et, bien que citoyens romains, ils avaient le
droit de prier les Divinités de leurs
ancêtres. Mais malgré ces tentatives de
synergie, l'image impérialiste de Rome est trop
négative pour fédérer les
différentes formes de spiritualités
païennes.
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+
529, L'Empereur romain Justinien interdit officiellement
la pratique des cultes païens, interdiction qui sera
renouvelée et assortie de sanctions de plus en
plus lourdes (peine de mort pour les prêtres et les
fidèles). Le christianisme qui vient de faire main
basse sur le pouvoir impérial élimine ses
principaux rivaux (les cultes de Cybèle, d'Isis et
de Mithra), il s'attaque ensuite aux métropoles
régionales, puis enfin à l'empire tout
entier. Le monothéisme triomphant montre son vrai
visage et retourne contre ses adversaires la machine de
guerre de l'empire romain.
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Voir par exemple les
persécutions de l'ex légionnaire romain "
St " Martin quadrillant la Gaule avec une bande
armée (et la bénédiction de
l'administration romaine !) pour détruire les
petits sanctuaires ruraux. Un Dieu qui se veut unique et
universel ne peut en effet tolérer aucune autre
forme d'expression religieuse. Tout dialogue ou compromis
est impossible avec celui qui réfute la
réalité même de vos croyances : toute
Divinité païenne n'est qu'un démon,
une idole, un faux dieu...
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Occultation progressive des cultes
païens en Europe. Disparition des Collèges
druidiques où ce qu'il en reste. Le christianisme
s'impose peu à peu, et s'identifie à
l'image de l'empire romain. Les Barbares qui menacent
puis conquièrent l'empire rêvent de devenir
César et de restaurer l'empire. D'où la
conversion de Clovis qui ordonnera à ses quelques
milliers de Francs
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(des envahisseurs
germains) de se faire baptiser.
D'où le nom de
France. Est-il utile de préciser que les millions
de Gaulois constituant l'essentiel de la population ne
sont pas consultés et que beaucoup (surtout dans
les campagnes) sont encore païens. D'où le
terme de païen qui vient de pagus (pays,
région) et de paganus (paysan).
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L'empereur Charlemagne
s'allie avec l'Eglise chrétienne et, au nom du
Christ, essaye de soumettre et convertir Basques et
Saxons. Après avoir renversé l'Irminsul (un
arbre sacré) des Saxons il entreprend de les
convertir de force : le baptême ou la mort. Mais
à Werden plusieurs milliers de Saxons
préférèrent mourir... Les
évangélisateurs donnent aussi des cadeaux
à ceux qui acceptent le baptême.
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Cette pratique sera
courante jusqu'au XX° siècle durant la
colonisation de l'Afrique, de l'Amazonie, de
l'Océanie... D'où les
récriminations d'un évêque du
VIII° siècle se plaignant de voir chaque
année les mêmes Saxons se
présenter au baptême pour recevoir des
vêtements neufs en cadeau, tout en continuant
à pratiquer des rites païens en secret...
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XII° siècle : christianisation
forcée (mais heureusement superficielle) des Etats
Baltes, dernier peuple officiellement païen
d'Europe. La longue nuit des libertés religieuses
couvre maintenant presque l'ensemble du monde
médiéval. Et l'Occident n'aura de cesse de
faire partager son asservissement spirituel à
l'ensemble du monde.
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Comme pour Clovis ou
Charlemagne, l'évangélisation des
sauvages ou des païens est un argument facile
pour justifier conquêtes, spoliations et
asservissement des populations au fur et à
mesure de leur découverte.
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eluminure
médiévale. Merlin explique le sens
symbolique du combat du dragon rouge (les Celtes anglais)
contre le dragon blanc (les envahisseurs
saxons).
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Tête en pierre du
Dieu de la jeunesse Maponos, trouvé à
Corbridge (Northumberland, Angleterre). Un trou
creusé au sommet de la tête servait à
faire des libations.
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